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dimarts, 3 de gener de 2017

Baltasar Casanova Giner

Chanson
D’un certain
       Automne

Bonjour
Marie
Suis-je.
Jan.
Tu t’en souviens?
Ce matin je suis allé à Toulouse
Je me suis promené sur le Boulevard de la Gare.
Le ciel était du cuivre de Verlaine
Le sol était recouvert de feuilles jaunes
Comme ces jours là
Tu t’en souviens.
Marie?

La fenêtre du troisième étage était cachée
Par un rideau vert
A cet automne là il n’y avait aucun rideau
La fenêtre était nue

Devant la fenêtre
Tu étais en train de lire Verlaine
Ton corps à contre-jour
Et la Chanson d’Automne dans l’air
Avec les sanglots longs des violons
Tu me regardais
Quand ils blessaient mon cœur
Et nôtres lèvres s’unirent avec une longue baisée
Si longue que notre automne à Toulouse

Dans un coin de la chambre
Verlaine souriait avec une lassitude plaisante.

Il pleuvait dehors.
Delà de la Basilique de Saint Sernin
Au loin
Le soleil se couchait dans un lit orange
Et rouge
La pluie chantait sur le Canal du Midi
Tu t’en souviens
Marie?

Il pleuvait aussi ce matin
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville
Chantait Verlaine encore dans l’air.

Tu t’en souviens
Marie
De notre automne à Toulouse?
Boulevard de la Gare
Troisième étage
Ton corps nu à contre-jour…

Mais aujourd’hui
Ce matin
Verlaine
Il a crié très fort sous la pluie
Ces souvenirs, va-t-il falloir les retuer?

Ce matin
Marie
Je me suis promené
Sur le Boulevard de la Gare
À Toulouse
Il pleuvait
Le ciel était de cuivre
Sans lueur aucune
Mais Verlaine n’était pas là.





















Aquella mirada trista

Aquell nen ofegat  
on només haurien de morir les ones
Em van dir ets culpable
Responsable
Maleït

Com tots els camells em compadeixo
D’aquella mirada
D’aquell nin ofegat on només haurien de morir les ones
Però romanc assegut davant la televisió i canvio
De canal
Tant de dolor no el pot aguantar
Un camell del desert





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